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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 12:56

Il parle
il fouette de mots le vent
on a dressé un échafaud
on va lui ravir la tête.

Ne pleure pas
tu ne laisses rien
le passage des filles a moins d'attrait
que le passage d'une chenille sur un chardon
leur corps ne vaut pas
le spectre frais d'un saule
et leur sexe entre fleur et épine
n'est qu'un terrier pleurard
au pied de l'arbre à seins.

Prends courage devant cet étrange bouquet
là-haut fleurit une fleur éclatante
bruit un serpent de glace
elle a pitié de toi
et va, pour toi seul, être cueillie.

Oh, diras-tu,
que ne suis-je venu plus tôt vers ce désert
que n'ai-je plus tôt fermé les yeux
sous cette nouvelle lessive noire
que n'ai-je plus tôt délivré l'oiseau de ma tête
que n'ai-je plus tôt pressé mon corps
contre ce sexe de douce nuit.

Il se tait
on le donne à la bête amoureuse
on répand sa couleur humide :
l'aube a sa morne température d'aube
Dieu a son morne sourire de Dieu
la mort a sa morne mort de mort.

Par L’Égaré - Publié dans : Anthologie
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Mardi 2 janvier 2007 2 02 /01 /Jan /2007 09:40
Hier elle s'est fait un plaisir de me reraconter l'histoire de la mère de mon prédécesseur, qui avait calculé de l'ensorceler en ayant recours à une poupée de cire criblée par des aiguilles: elle est morte elle-même depuis, d'un cancer généralisé... «Je résiste à tout», constatait-elle. Moi aussi, pour l'instant, mais à quel prix?
Par L’Égaré - Publié dans : Blog
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Samedi 18 novembre 2006 6 18 /11 /Nov /2006 00:43
Découvrir qu'on avait une femme à côté...
Ni les hommes mariés
Ni les coureurs
Ni les homos
Ne peuvent comprendre ce bonheur sans doute

Le regard des femmes a toujours été mon principal soleil

De n'avoir jamais vu mes parents se disputer
Je garde la nostalgie de l'âge d'or d'une hétérosexualité paisible

(Pourquoi insister sur "hétérosexualité"?
Ah vous en posez des questions vous...)
Par L’Égaré - Publié dans : Blog
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 02:50
« Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux

I.

Sur les traces des saints, je vois la grandeur des saints
Sur les traces des saints, je vois l’immensité des prophètes

Sur les traces des saints, je vois les conflits intérieurs
Sur les traces des saints, je vois les conflits extérieurs
Les souffrances infligées à l’homme de bien

II.

Je vois le Chaytan
Paré des atours de caricatures de saints
Je le vois déformer subtilement la beauté
Je le vois distordre la réalité
»

Chaytan... je pourrais prendre ça comme pseudo

«
Or la beauté est Une
Une goutte de mal en l’homme vient la pervertir
La pureté est Une
Une goutte de mal en l’homme vient la ternir

Le Chaytan est malin
Il s’insère dans le coeur des créatures
 Et l’éteint
La plupart ne s’en rendent pas compte
Et ne voient que la paille dans l’oeil de l’homme de bien

Tant de créatures parlent de la perte des valeurs
Mais elles sont souvent hypocrites
Car tant d’entre elles ont perdu le sens même des mots
Comment pourraient-elles parler de valeurs ?
»

C'est fascinant les gens qui deviennent fous. Je suis vexé de ne fasciner personne.

«
III.

Dieu, Tu m’as montré le chemin des montagnes
Des sommets toujours plus durs à surmonter
Merci de Ta miséricorde
Merci de Tes signes
Car ils ont pour moi autant d’enseignements sans équivalent

Peu à peu les questions me viennent
Les mêmes que celles que se posèrent ceux qui empruntèrent la Voie
La certitude progressivement m’emplit
Moi, le misérable, l’imparfait, le ridicule
Que suis-je pour mériter une poussière de Ta clémence ?

Permets-moi, ô Dieu, de goûter encore Tes lumières
De boire à Ta source si subtile et si fabuleuse
De lire en moi ce que Tu veux bien me découvrir
De communier encore avec Tes traces omniprésentes dans le monde

IV.

Garde-moi des chemins de Chaytan
Car caché au plus profond du nafs
Il revient sous une forme toujours nouvelle

Je sais maintenant que le Chaytan est aussi Ton serviteur
Et qu’il est un moyen dans Tes épreuves
Il est l’intime de notre ego

Sans Iblis l’orgueilleux
Point de voie pour l’homme pieu
Point de bien sur la voie

Chaytan indique toujours une mauvaise route
Tout en sachant que l’inverse de la route qu’il montre
Est aussi une mauvaise route
Pour perdre les idiots comme les intelligents

Et dans les cieux et sur la terre,
Que de signes auprès desquels les gens passent,
En s’en détournant !

Car la seule bonne route est la voie de Dieu

V.

Sur les traces des saints, je vois la grandeur des saints
Sur les traces des saints, je vois l’immensité des prophètes

Sur les traces des saints, je vois les conflits intérieurs
Sur les traces des saints, je vois les conflits extérieurs

Sur les traces des saints, je me fies à Ta grandeur
Toi le Tout-Connaissant, le Créateur
Je Te recommande les créatures qui m’ont fait du mal en conscience de cause
Tu les connais mieux que moi qui les découvre avec le temps
Et je Te demande de Les pardonner dans leurs erreurs
Et de me pardonner de ma naïveté

Sur la trace des saints, Tu es mon guide
Qui peut rêver d’un meilleur phare pour sortir du brouillard ?
Pour lever un à un quand Tu me l’ordonneras
Quelques uns de Tes voiles ?
Je suis et suivrai la destinée que Tu m’as tracée
O Miséricordieux, j’implore Ton pardon pour mes erreurs

»
Par L’Égaré - Publié dans : Blog
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Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 02:43
C'est inquiétant
à quel point je suis peu triste
C'est pas normal
de s'en foutre de tout à ce point-là
Il y a quelque chose qui ne va pas
pense chacun qui me croise
Par L’Égaré - Publié dans : Blog
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